lundi 4 février 2019

Mexico, enfin !

L'arrivée à Mexico se fait en survolant la ville. L'aéroport est bien plus tranquille que celui de Los Angeles. Nous sommes le 1° février et la température est de 25° ! Je suis assez fatigué et pressé de gagner l'hôtel que j'ai réservé mais la ville est immense, surpeuplée et le trafic dans les rues étroites du centre historique chaotique. Il me faut trois heures pour parvenir à mon but, la nuit est tombée.
L' Hostal Ciudad de Mexico est un établissement ultra basique mais clair et propre. C'est le moins cher que j'ai trouvé : 17 € la nuit pour une chambre avec douche. Très bonne situation dans le centre historique mais malheureusement très bruyant, à cause du feu rouge sur l'avenue en bas.

                           


 Le lendemain je parcours les rues du centre dont les trottoirs sont très étroits. Beaucoup d'immeubles anciens dont certains sont en très mauvais état :

           


Mais d'autres sont réhabilités et transformés en centres culturels 






Puis je gagne le "Zocalo", la grande place centrale de Mexico, lieu de toutes les manifestations d'envergure, construite à l'emplacement de l'ancienne capitale aztèque : Tenochtitlan






Lieu éminemment touristique, avec des danseurs aztèques au costume bigarré et des sorciers procédant à des fumigations de copal :




Ces sorciers doivent vraiment avoir des pouvoirs car en regardant en l'air pour prendre la photo je n'ai pas vu un trou énorme dans le trottoir et je me suis magnifiquement étalé en risquant de me casser le poignet à la réception au sol !

Enfin, dans le coin nord-est, le mythique "Templo Mayor" dont les ruines n'ont été mises au jour que très récemment :









Ne pas manquer la magnifique façade churrigueresque de la sacristie




A suivre








dimanche 3 février 2019

Los Angeles

J'avais prévu en planifiant mon voyage de passer 5 jours ici avant de gagner le Mexique mais à cause des incidents des jours précédents je ne peux qu' y passer la nuit avant mon vol du lendemain. Je descends dans un motel près de l'aéroport qui a l'avantage de fournir une navette pour s'y rendre et d'être probablement le meilleur marché du coin. J'étais d'ailleurs descendu dans un autre motel tout près de là il y a deux ans. Ces motels ont conservé la décoration et l'ameublement de leur année de construction (les années cinquante !) mais pas vraiment intacts ! Et qui dit proximité de l'aéroport dit bruit incessant, pas seulement à cause des avions mais aussi les décibels de la sono du bar !
Malgré le tintouin des compagnies aériennes à Paris, les fonctionnaires de service à l'arrivée ne m'ont pas réclamé le moindre document de sortie des USA, encore moins du Mexique. Il faut dire que le shutdown de l'administration américaine vient à peine de prendre fin et que dans l'aérogare ce sont des milliers de passagers qui débarquent en même temps. Les formalités se font sur des bornes informatisées qui vous prennent même en photo ! et produisent un récépissé que l'on tend à la sortie. Dans la file d'attente derrière moi une mexicaine casse une de ses deux bouteilles de téquila, répandant sur le sol des effluves parfumées. Autre changement par rapport à mon précédent voyage : les contrôles à la sortie sont bien allégés : on ne demande plus aux passagers de se déchausser.

Mexique, enfin !

Après les deux faux départs dimanche et lundi il a failli en avoir un troisième car à la station Chatelet la ligne B du RER est fortement ralentie à cause d'une panne de  transformateur mais finalement j'arrive à temps à Roissy. Là aussi la sécurité demande à voir la confirmation de mon vol de sortie du Mexique et comme je n'ai pas d'imprimante je sors mon ordi pour faire voir le mail d' OPODO. C'est un immense soulagement lorsque je peux enfin m'assoir dans l'avion ou je dispose de 3 sièges pour m'allonger durant les 11 heures de vol. J'adore l'équipage tahitien qui me remet dans l'ambiance de mon lointain séjour là bas il y a maintenant plus de 20 ans : les annonces se font en premier en tahitien avant le français et l'anglais. J'ai presque envie de laisser tomber l' Amérique du sud et continuer sur la Polynésie ! Le siège à côté du hublot est occupé par un petit garçon qui s'est cassé le bras et retourne à la maison avec sa maman et un accompagnateur d' Europe assistance muni d'un matériel impressionnant : j'avais d'abord cru à quelque chose de plus grave qu'un bras cassé. Arrivé à Los Angeles le gamin est déçu : "on n'est pas chez nous ?". Non, il reste encore plus de huit heures d'avion avant Papeete !
                                           

Survol du Groenland

mardi 29 janvier 2019

Faux départs

Eh oui, faux départs au pluriel. Dimanche 27 de bon matin j'arrive tout guilleret à Roissy prêt pour mon long périple. La veille  encore j'ai vérifié la confirmation d' OPODO et je suis allé sur le site de WOW Airlines mais sans pouvoir y trouver les références des vols au départ le lendemain. Je fais la queue au guichet d'embarquement où les cerbères de service scrutent mon passeport et me prennent à part….pour m'informer qu'il n'y pas de vol pour Los Angeles, ni aujourd'hui, ni les jours suivants. Je demande comment cela est-il possible et l'on me répond que WOW m'a envoyé un mail à l'adresse fournie pour m'avertir, mail que je n'ai jamais reçu (mais j'ai eu des problèmes pour recevoir les mails d' OPODO qui avait enregistré une adresse en .com au lieu de .fr) Bref, la réservation datant d'il y a 6 mois, la compagnie a entre temps considéré que les vols sur L.A. ne devaient pas être assez rentables et a arrêté la ligne. Mais l'info s'est perdue avant d'arriver chez OPODO car même eux n'étaient pas au courant. Me voila contraint de téléphoner à WOW pour qu'on trouve une solution au plus vite. La ligne téléphonique plusieurs fois interrompue grésille comme si j'écoutais Radio Londres en 1942 et j'entends toutes sortes de bruits et de voix qui n'ont rien à voir avec mon appel et mon correspondant éprouve autant de mal à saisir ma demande que moi à entendre sa réponse. Au bout d'une petite heure de palabres et d'innombrables répétitions de mon nom et du numéro de résa on finit par me proposer en guise de compensation et devant l'urgence une place dans l'avion pour New York du lendemain. Mais de là c'est à moi de payer pour continuer sur L.A. avec une autre compagnie. Je réserve donc  immédiatement un vol New York-Los Angeles pour le surlendemain, non remboursable bien sûr, car je ne parviendrais pas à temps le jour même à l'aéroport de Newark dans le New Jersey pour gagner l'aéroport JFK et prendre la correspondance pour LA et y arriver avant très tard dans la nuit. Et je réserve aussi une chambre à NY pour passer la nuit, réservation non remboursable également étant donné le délai ou plutôt son absence. Je retourne chez moi et reprends possession de mon studio, remets l'électricité et l'eau que je croyais avoir fermés pour 8 mois et annule la résa que j'avais faite pour un guest-house à LA, cette fois sans frais heureusement car je suis encore dans la limite. Le lendemain après avoir de nouveau tout bouclé pour une absence de 8 mois je reprends la direction de Roissy de bonne heure mais pas vraiment de bonne humeur. Je n'ai pas l'esprit tranquille et m'attends à d'autres complications malgré toute ma préparation. Et cela ne tarde pas. La sécurité me demande si j'ai bien obtenu l' ESTA indispensable pour entrer aux USA sans visa. Réponse affirmative. Mais vous n'avez pas le billet de retour ? Effectivement, puisque je continue sur le Mexique où je pense rester les 3 mois autorisés. Et vous avez un billet de sortie du Mexique ? Non, je ne l'ai pas encore pris puisque je me propose de continuer par voie terrestre tout le long de l' Amérique Centrale. Et c'est là que j'apprends stupéfait que selon le règlement de l' ESTA il me faut  avoir quitté non seulement le territoire des USA mais aussi celui des pays limitrophes (Canada et Mexique) avant le délai autorisé de 90 jours ! Même les agents français de la sécurité qui m'ont d'abord contrôlé et à qui j'avais raconté ce que j'allais faire me pensaient en règle puisque je ne séjournais que 5 jours aux USA, c'est au comptoir d'enregistrement que l'hôtesse m'a refusé l'accès à bord parce que je n'avais pas de continuation hors du Mexique avant ce délai. J'ai beau protester que le Mexique est un pays indépendant des USA jusqu'à nouvel ordre et que ce que je vais y faire ne regarde pas l'administration américaine, rien n'y fait. Bon, calmons nous. Je peux encore acheter un billet d'avion pour sortir du Mexique (et attention : pas pour les îles des Caraïbes, s'il vous plaît !) mais il ne me reste que très peu de temps avant la clôture de l'enregistrement. Mais là, catastrophe, je me bats, trop énervé sans doute, avec la WIFI non sécurisée de l'aéroport et je ne parviens pas à joindre OPODO avant les 10 minutes fatidiques. Résultat des courses : j'ai perdu le prix du billet initial pour L.A. plus celui que j'ai du prendre pour NY et la nuit que je croyais devoir passer à NY, presque 500 euros, sans compter les aller retours à Roissy !  Ces 500 euros s'ajouteront donc au prix de mon voyage au Mexique mais si j'avais pris un vol direct pour Cancun ou Mexico je n'aurais finalement pas payé beaucoup moins cher. Je suis retourné une deuxième fois rouvrir mon studio, cette fois pour 3 nuits supplémentaires car j'ai acheté le premier vol abordable pour L.A. jeudi, avec Air Tahiti Nui et j'ai pris la précaution d'ajouter un billet Mexico-San José (Costa Rica) REMBOURSABLE que je pourrais éventuellement troquer pour un billet de bus mais je me demande en fin de compte si je ne vais pas l'utiliser car il me permettrait de sauter l'étape Nicaragua qui est assez difficile en ce moment.Et je ne dois pas oublier dorénavant d'acheter les billets pour sortir du prochain pays bien avant de me présenter à la frontière !
A suivre…..  

mercredi 2 janvier 2019

2019

Eh oui, c'est reparti pour un tour ! En 2018 ABM a brillement fêté ses 30 ans mais l'année 2019 est elle aussi à marquer d'une pierre blanche pour tous les globe-trotters de la planète : le 20 septembre (juste avant le 31° festival donc) il y aura exactement 500 ans que la flotte de Magellan appareillait pour le tout premier tour du monde de l'histoire depuis le port de Sanlùcar de Barrameda. Bien peu  des 237 participants (une trentaine) parviendront à revenir en 1522 et Magellan lui-même n'aura pas pu achever le tour de la Terre. Mais cette poignée de marins aura fait entrer l' humanité dans une ère nouvelle : après eux il faudra attendre Armstrong et son "petit pas" sur la Lune pour symboliser le passage à un niveau supérieur de l'aventure humaine.
C'est donc à Sanlùcar de Barrameda, au sud de Séville, que j'ai décidé de terminer mon prochain voyage de 8 mois en Amérique du centre et du sud qui commencera par une autre commémoration : l'arrivée de Hernan Cortés sur les rivages du Mexique le 23 avril 1519 à l'endroit qui allait devenir Veracruz où il décida de brûler ses vaisseaux. Si tout va bien vous pourrez me suivre à partir du 27 janvier au Mexique d'abord pour 3 mois puis dans la traversée de l' Amérique Centrale jusqu'à Panama, ensuite en descendant vers le sud le long de la Cordillère des Andes jusqu'au Chili afin d'assister à l'éclipse totale de soleil qui y aura lieu le 2 juillet prochain. Puis je remonterai en Bolivie et traverserai successivement le Paraguay, l' Argentine et l' Uruguay avant de finir par les états du sud du Brésil (on sera en hiver à ce moment là) et de m'envoler de São Paulo pour rejoindre la vieille Europe à Lisbonne et Séville.






Bon, maintenant c'est pas tout ça mais il va falloir sérieusement réviser l'espagnol !


mardi 30 janvier 2018

Milan 2018

Je commence l'année avec un petit voyage de 4 jours à Milan. Le prétexte : l'exposition sur le Caravage. Mais pour retourner en Italie, n'importe quel prétexte fait l'affaire !



  A chacun de mes voyages je choisis un hôtel différent.







Je n'avais encore jamais visité la vigne de Léonard de Vinci, juste de l'autre côté de la rue en face de l'église Santa Maria delle Grazie ou est exposée la Cène.







Promenade dominicale dans le parc du Palazzo Sforzesco.






















vendredi 27 octobre 2017

29° Festival des Globe-Trotters

Une semaine après l'atterrissage à Roissy je suis présent au festival des Globe-Trotters à Massy-Palaiseau pour tenir un stand sur mon voyage en Amérique du Nord.






Photos de Dara Zoleyn.

Rendez-vous est pris pour le 30° festival, l'année prochaine, avec, je l'espère, un voyage en Amérique Centrale, du Mexique à Panama.