dimanche 22 octobre 2017

San Francisco I (du 13 au 18 septembre)

Me voici de retour, 20 ans après. Depuis la gare Greyhound jusqu'à Fisherman's Wharf ou se situe l'auberge de jeunesse, tout au nord, je marche en longeant les quais. Je n'ai pu réserver que 2 nuits là, tout est complet après. J'ai donc dû réserver une 3° nuit à l'auberge "City Center" et là également tout étant complet ensuite les 2 dernières nuits de mon séjour à l'auberge "Downtown".
Le site de l'auberge "Fisherman's Wharf" est l'ancienne base navale désaffectée d'où sont partis les marines durant la guerre du Pacifique. Au bord de la baie intérieure de San Francisco, c'est sans conteste l'un des plus beaux sites d' AJ de la planète, de pair avec celui de Hong Kong, comme je le déclare à la réception.


A l'arrière de l'auberge.


Vue sur l'île d' Alcatraz.





Les quais ou s'embarquaient les marines. A l'arrière plan le Golden Gate.














Le lendemain le temps est nettement moins beau.










Ce qui n'a pas l'air de perturber les phoques de la colonie en plein centre du port !









Le pont qui relie San Francisco à Oakland que le bus emprunte à l'arrivée et au départ.






Vu des quais.








Tokyo ? Non, Japantown !.














Non loin de là les quartiers chics avec leurs fameuses rues en pente. La lumière n'étant pas bonne, j'ai renoncé à photographier de superbes demeures de style victorien en me promettant de revenir mais finalement je n'aurais pas le temps de le faire. Un autre voyage peut-être ? Mais je me méfie car en 1997 j'avais filmé une curieuse maison squattée par des artistes et quand j'ai voulu y retourner j'ai découvert qu'elle avait été détruite et remplacée par un bâtiment quelconque.





(Images prises sur internet.)

Ce n'est pas le seul changement que j'ai remarqué. Les rues du centre sont à présent littéralement submergées de "homeless". Sur la distance entre les auberges "City Center" et "Downtown" c'est à dire le long de Ellis street il y avait un S.D.F tous les 3 mètres ! Et toutes les autres rues du quartier offrent le même spectacle jusqu'au malaise. Difficile d'imaginer qu'on se trouve à moins d'une heure de la très prospère Silicon Valley ! Et l'on se sent frappé d'impuissance devant l'ampleur du problème, alors même qu'on se trouve dans le pays le plus puissant de la planète. Cela fournit un autre éclairage sur les raisons qui ont pu pousser beaucoup d'électeurs à voter Trump.

Beijing ?








Shanghai ?


 Guang Dong ?

 Hong Kong ?





Non, Chinatown. En chinois, San Francisco se dit : 旧金山  Jiù Jīn Shān c'est à dire "ancienne montagne d'or" !












C'est bien sûr pour y manger que je suis passé par là !

 

Marmite du Si Chuan. Attention, c'est chaud !












Le restaurant "Noodle King House".








samedi 21 octobre 2017

Los Angeles Downtown

J'arrive à Los Angeles au milieu de la nuit et malgré l'heure tardive la circulation sur les voies rapides est infernale. Bien que roulant à la vitesse maximale autorisée (70 miles à l'heure) je suis constamment dépassé par la droite comme par la gauche ! Et sans GPS j'ai le plus grand mal à me repérer. Je sais en gros que la ligne de collines est la limite nord, que l'océan est à l'ouest et que si je descend plein sud je finirais inévitablement par rencontrer Century Boulevard par lequel je suis parti et que je n'aurais plus qu'à suivre en ligne droite jusqu'à l'aéroport. Mais en arrivant à Pasadena, la fin de l'autoroute, je ne trouve aucune indication pour l'étape suivante, ni la direction de Downtown, ni celle de Hollywood, encore moins celle de l'aéroport ! Je m'égare au delà de Pasadena dans les collines de Glendale et de Burbank sans pouvoir distinguer ou est le sud, puis je parviens enfin à Downtown.....ou je tourne plusieurs fois en rond dans des zones industrielles délabrées, revenant sans cesse au même endroit comme dans un film d' horreur ou le héros est piégé dans une cité mystérieuse dont il ne peut plus s'échapper ! Ce n'est qu'à la cinquième fois que je repasse sous une voie rapide que je me décide à consulter le plan très sommaire qu'on m'a remis avec le véhicule ainsi que les instructions pour revenir et que je découvre que l'avenue Imperial Highway que je croyais aller du nord au sud va en fait d'est en ouest. Une heure de plus et je m'en serais rendu compte au lever du soleil ! C'est à 5 heures du matin que je parviens devant le parking d' Alamo et je me gare pour roupiller 3 heures avant de rendre la voiture. Mais la mésaventure ne s'arrête pas là, ce n'est vraiment pas mon jour de chance ! Je n'ai rien réservé depuis deux jours que je suis sur la route. Je compte utiliser mon ordinateur à l'aéroport ou je retourne pour profiter de la wifi. Hélas, bien que je me déplace plusieurs fois dans les différents niveaux de l'aérogare, pas de signal ! Vers 11 heures je me décide à chercher sur le panneau de l'accueil parmi les offres proposées. Celles bon marché sont évidemment toutes complètes. Je me résigne à prendre une chambre au Travelodge tout près : j'ai bien besoin d'une bonne nuit de repos, même à 159 $ !


Le lendemain je gagne Downtown pour la suite du programme : prendre le bus Greyhound pour San Francisco à 23 heures 30 ce qui me laisse du temps pour visiter le centre ville. La navette de l'aéroport nous laisse à la gare ou j'espère trouver une consigne pour laisser mes bagages. Hélas, elle est réservée aux passagers ayant un billet de train. Je dois donc me coltiner mon sac à dos et autres sacs jusqu'au soir et la promenade sera pénible, entre le poids, l'encombrement et la chaleur.


La gare de Los Angeles.


A peine sorti de la gare je m'affale sur un banc dans le square devant le "Pueblo" ou je somnole en écoutant les rythmes joyeux d'un orchestre mexicain.








La plus ancienne maison de Los Angeles, dont le vrai nom est "El pueblo del rio de la Reina de Los Angeles" !












La plus ancienne église du coin.

Un peu plus loin les gratte-ciels de Downtown.

Tokyo ? Non, "Little Tokyo" !






























Comme presque toutes les voitures aux USA sont japonaises, on pourrait avoir du mal à faire la différence. Ah, si, ici on roule à droite !


LAPD, en vrai, pas à la télé !












L'architecture de la salle de concert Dysney, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?


Le cœur du centre-ville.



vendredi 20 octobre 2017

Retour à Los Angeles

J'avais pensé visiter Mesa Verde le matin et prendre la route du retour dès le début de l'après-midi mais c'était sans compter la distance entre l'entrée du parc et les différents sites. Ma réservation pour Cliff Palace est pour 12 heures 30. La visite dure environ une heure mais après il y a encore beaucoup d'autres endroits à voir. Lorsque je sors du parc il est déjà plus de 16 heures. Je retourne en direction de Cortez puis oblique vers le sud et le Nouveau Mexique, laissant de côté le site de "Four Corners", le point de rencontre des frontières de 4 états américains, sans autre intérêt que cette particularité unique. A partir de Gallup je prends la route vers l'ouest qui longe la route 66. Mais il fait nuit quand je passe devant "Petrified Forest National Park" ou j'aurais bien voulu m'arrêter. Trop tard, désormais, si je veux arriver à temps à Los Angeles pour y rendre la voiture. De même pour "Meteor Crater" un peu plus loin sur la route de Flagstaff. Cependant il y a là une des rares aires de repos de l'autoroute et la fatigue gagnant je m'y assoupi deux heures en laissant passer un orage. Puis je traverse Flagstaff et à Williams je retourne sur l'itinéraire emprunté à l'arrivée, toujours en longeant cette fameuse route 66. La fatigue prenant à nouveau le dessus je quitte l'autoroute à un embranchement vers Selingman
pour dormir sur un parking, à nouveau sous les trombes d'eau d'un orage. Au matin je découvre de l'autre côté de la route un motel 66 prétendument mondialement célèbre.
A Kingman je pourrais continuer directement vers Los Angeles mais je choisis de retourner à Las Vegas. A la frontière entre l' Arizona et le Nevada se situe le "Hoover Dam", à l'époque de sa construction (1935) le plus grand barrage du monde, avec sa réserve, le lac Mead.


















Puis j'arrive à Las Vegas. A l'aller j'étais descendu près du noyau originel des casinos, sur Fremont. Cette fois je me gare tout en bas du "Strip", le boulevard central , bordé des plus récents et géants pièges à parieur. Comme à l'aller je ne mettrais pas un cent dans les machines à sous bien que je puisse me le permettre, mon voyage tirant à sa fin. Mais ce qui m'attire ici c'est de pouvoir casser une graine avant de rentrer à LA. Et de voir ce qu'est devenu Las Vegas 20 après mon premier passage.


A priori rien n'a changé. Certains casinos, comme le "Venetian" ou le "Paris" n'étaient encore que des chantiers.








Au loin le "Stratosphère" avec son roller-coaster sur le toit que j'avais testé en 1997.




Bien sûr Trump se devait d'être présent ici aussi !


Pirates des caraïbes, une attraction devenue un peu poussiéreuse.























Le Caesar's Palace. Je n'avais pas le temps cette année d'assister à l'incroyable spectacle de "Fountain of the Gods" que j'avais vu en 1997 : les statues se mettent à bouger !





Tiens, je suis déjà rentré ! Le voyage est fini !





Lorsque je quitte Las Vegas la nuit est tombée. Je n'aurais pas le temps de faire le détour par la Vallée de la Mort comme je me l'étais promis. Il faudra donc que je revienne.