mercredi 22 mai 2019

Antigua





Autant Ciudad de Guatemala (Guate pour les intimes) laisse une impression générale de morosité médiocre autant Antigua ne peut qu'enchanter le visiteur. Certes la ville est très touristique, comme San Cristobal de Las Cases au Chiapas voisin, mais ici l'abondance des églises en ruines, causées par les deux tremblements de terre de 1773 qui ont provoqués l'abandon définitif de l'ancienne capitale de la vice-royauté d' Amérique Centrale, génère une atmosphère de méditation songeuse sur le thème de la vanité des efforts humains.



Couvent de la "Recoleccion"







La cathédrale San José, en partie réutilisée.




La Compañia de Jesus, devenue centre culturel



San Sebastian







El Carmen et Santa Clara

Il ne faudrait cependant pas croire devant cet amoncellement de ruines à faire le bonheur d'un anarchiste anticlérical que tout a été détruit : certains monuments ont résisté, d'autres ont été reconstruits mais avec le déménagement de la capitale le nombre de ceux que la cité déchue pouvait encore entretenir a évidemment diminué.



 La Merced



Et le monument le plus connu : l'arche de Santa Catalina



Au pied de ses volcans Antigua a un faux air de Pompéï














Comme à San Cristobal de Las Cases et les autres villes coloniales typiques, les maisons sont à un seul étage, les murs colorés et les fenêtres grillagées, aux rebords parfois artistement fleuris.




















Une antique colonnade en bois entoure la grand place.















Un réservoir


lundi 20 mai 2019

Ciudad de Guatemala

Sur la route de Flores à Ciudad de Guatemala, la capitale, un blocage des "gilets jaunes" locaux nous retient pendant près de 7 heures.




Les chauffeurs en profitent pour se baigner dans la rivière proche















Tandis que cette pauvre bête cuit au soleil sans pouvoir bouger. Dans le pré en contrebas un troupeau gambade en liberté presque sous ses naseaux.
Le retard occasionné fait que nous arrivons à deux heures du matin à la station d'autobus qui est dans un centre commercial fermé à cette heure, en périphérie, très éloigné du centre urbain et je dois me résoudre à y passer le reste de la nuit allongé sur le quai car je ne veux pas prendre un taxi sans disposer d'un minimum d'information que j'obtiens le matin suivant en utilisant la WIFI dès l'ouverture. La ville me donne une impression désagréable de Mexico en réduction, étalée sur un plateau, à la circulation incessante, polluée, bruyante et surpeuplée. Dans les rues du centre les trottoirs sont envahis par les étalages des petits vendeurs au coude à coude qui rendent toute progression très difficile, ne laissant de place pour les piétons qu'en file indienne.
Comme je n'ai pas trouvé de guide du Routard ou Lonely Planet pour l'Amérique centrale je dois me renseigner par internet ou oralement auprès des locaux, mais n'étant pas arrivé par l'aéroport je ne parviens pas à trouver un office du tourisme et à l'accueil de l'hôtel où je suis descendu les employés ne semblent pas connaître ce qui existe au delà d'un rayon de 150 mètres de la porte. Après avoir beaucoup erré d'une agence de transport à l'autre je finis par trouver la station d'où partent les bus pour San Salvador et celle pour Antigua où je me rendrai le lendemain.


 Vente de lait de chèvre à la source….sur le macadam !



 Le terminal d'autobus est le marché et vice versa















Ces autobus colorés me rappellent l' Afghanistan. Sauf qu'ici c'est Jésus qui protège les voyageurs et non Allah.


Ce magnifique palais renaissance est le siège de la police.






vendredi 17 mai 2019

La Isla de Flores

Pour visiter Tikal j'étais descendu dans un petit hôtel à El Remate au bord du lac et à mi-chemin de Flores.

Vue côté lac

Et côté (basse) cour. Il manque la chèvre à l'effectif.



Le coucher de soleil depuis ma fenêtre


L'île de Flores est petite, on en a vite fait le tour
Certains immeubles du front de lac ressemblent plus à des blockhaus en temps de guerre, insécurité oblige




 La plage un dimanche après-midi

















dimanche 12 mai 2019

Tikal

Avant-hier j'ai quitté le Belize et je suis entré au Guatemala.


 Et hier j'ai visité Tikal certainement le plus beau des sites mayas que j'ai vus, à égalité avec Palenque. Ici pas de vendeurs de "souvenirs" comme à Chichen Itza. Il faut dire que le site est en pleine forêt vierge, au coeur d'un parc naturel protégé très loin de l'agglomération la plus proche ce qui assure la tranquillité des nombreux animaux qui y vivent.














Cette pyramide n'a été restaurée que sur une face, les trois autres étant restées dans leur état d'origine. De nombreux monuments secondaires ne sont encore que des collines de pierres couvertes d'arbres



















La place des 7 temples



 Ce visage de dieu maya était caché à l'intérieur du mur
















Du haut de cette pyramide…





On découvre la jungle sur 360° et cinq autres (grandes) pyramides qui surgissent de la canopée





















Les sites sont éparpillés dans la forêt et pour se rendre de l'un à l'autre il faut suivre des sentiers dans la jungle. On est seul sur les moins fréquentés et on y fait parfois des découvertes surprenantes.





















En passant derrière ce temple…


Pas un bruit n'avait attiré mon regard mais le désir de découvrir des oiseaux. Ce n'est pas dans la cohue de Chichen Itza que j'aurais pu faire cette photo !














Du haut de cette pyramide (bis)









Arrivé tôt le matin ce n'est qu'en fin d'après-midi que je parviens enfin sur la place centrale



























Où m'attendent d'autres surprises































Et il est temps de gagner la sortie à plus d'un kilomètre si je ne veux pas rater la dernière navette.