lundi 21 octobre 2019

San Pedro de Atacama

Au lendemain de l'éclipse, tandis que Hervé et ses enfants regagnent la France, Aranka, son mari Jean-Claude et moi partons pour San Pedro de Atacama au nord, à la frontière de l' Argentine et de la Bolivie. J'ai déjà décidé de poursuivre le voyage jusqu'au Salar de Uyuni et plus loin mais Aranka et Jean Claude ne choisiront de me suivre qu'arrivés sur place. Après une nuit dans le bus nous découvrons le petit village de San Pedro exclusivement tourné vers l'industrie touristique. C'est l'unique point d'eau au milieu du désert : la moitié des maisons sont des "hostels" et l'autre moitié se partage entre restaurants, agences de voyages et boutiques de fringues et souvenirs. Bien qu'à hauteur du tropique du Capricorne il fait assez frais la nuit parce qu'on est en hiver austral et à plus de 3000 mètres d'altitude. Nous allons passer les trois jours suivants à faire des excursions de la journée ou de la mi-journée sur les nombreux sites du désert environnant, lagunes, roches colorées, paysages lunaires et geysers. La caractéristique essentielle de la zone est marquée dès l'arrivée par une colossale ligne droite de volcans se succédant en formant une impressionnante muraille couverte de neige au dessus de l' Altiplano, dont le point culminant est le Licancabur qui domine la ville. Et cette région aride et austère n'en recèle pas moins une faune assez active.

















Première excursion vers les lagunes le long de la route en direction de l' Argentine, à plus de 4000 mètres d'altitude par endroits et je suis à la limite de la nausée.


Du Mexique au Chili le chien est le roi du pavé !






Le Licancabur, un air de Vésuve au dessus de San Pedro. Derrière c'est la Bolivie.


















Deuxième excursion : la vallée de la Lune. La journée s'achève avec la contemplation du coucher du soleil.



























La 3° excursion nous entraine au nord à la découverte d'un ensemble de geysers sur les pentes d'un autre volcan. Lever très matinal impératif car les geysers sont actifs au lever du soleil surtout.




















Sur la route du retour






vendredi 4 octobre 2019

L'éclipse totale du 2 juillet 2019

La veille de l'éclipse Hervé et ses parents et amis sont allés en reconnaissance le long de la côte jusqu'au petit port de pêche de Chungungo complètement à l'écart des sentiers battus dans une anse reculée de la côte sauvage à 50 km au nord de La Serena, afin de trouver le meilleur emplacement possible pour observer l'éclipse du lendemain et se sont mis d'accord avec le propriétaire d'une villa en construction au sommet d'une falaise pour bénéficier de ce site unique. Le matin du 2 juillet nous sommes partis aux aurores pour ne pas risquer de devoir patienter dans les longues files d'attente prévisibles et nous avons rejoint Chungungo pour y prendre un café dans l'unique bistrot du village.










Nous prenons aussi du pain dans la boulangerie locale.




Après la visite du port ou de ce qu'il en reste nous gagnons le site choisi.


















Heureusement Hervé a pensé à amener un stock de lunettes spéciales : tout le monde en aura et pourra observer le soleil sans risques !





 Lorsque l'éclipse s'amorce Hervé pousse un hurlement de joie. Il voit enfin s'accomplir le résultat de plusieurs mois de préparations fiévreuses !
















Les ouvriers chiliens profitent avec nous de l'aubaine.












Ma photo est meilleure que celle de l'éclipse de 2017 où je n'avais qu'un smartphone mais encore loin du compte comparée à celle d' Hervé !



Et je n'étais pas équipé pour prendre la progression avant la phase de totalité.

Et pour comble de bonheur ce jour est aussi l'anniversaire de la petite dernière qui fête ses douze ans !

Mais la journée s'achève et si le matin nous n'avons pas eu de problème pour arriver ici, rentrer à La Serena nous demandera plus de trois heures de patience dans les embouteillages !